Je sens le froid mordre ma peau
Le soleil brûlant mon visage chaud
Ma transpiration me donne des sueurs froides
Mon souffle irrégulié, les couleurs fades
J'y suis, mes jambes protestent devant l'effort
Que j'ai à fournir depuis des heures
Pour me prouver que j'ai tord
J'ai trouvé l'endroit idéal aprés des leurres
J'enjambe doucement le banc en bois
Avec révérence, ne compte plus que ma foi
L'horizon ma parait encore plus beau
Que si je serai trouvé tout en haut
Je domine les montagnes sur cette falaise
En bas des pics pointu dépassent, dangereux
Il crée en moi un profont malhaise
Trop important, je devrai me détacher d'eux
L'urne en main je l'ouvre te m'approche
Le vide m'attire, au passage me fauche
Charmé, elle exerce une sordide attraction
Mais un appel me raméne à la raison
Avec courage, je disperse ses cendres
Certaines viennent sur moi se déposer
Je sens ses mains m'étreindre
Et les particules de poussiéres s'envoler
Seule...alors que moi je reste, encore
Elle est parti, mon existence, mon or
Sans m'en rendre compte les larmes coules
Une aura de tristesse m'échappe et se dévoile
Amorphe je contemple toujours l'endroit
Je voudrai éternellement y rester
Ses mains me serrent contre elle, m'assoit
Me soutient, m'apaise dans mon monde brisé
Machez devant moi et je vous suivrez
Prenez ma main et je surmonterai
Dite moi ces mots, qui me rendent moins amer
Tant que vous serez là, j'aurai un petit bout de lumière...
Tu t'en envolée sans moi, me laissant seule
Pourquoi n'ai-je pas sauté avec toi ?
Je t'aime
et Adieu et dur à dire...